vendredi 4 avril 2008

En désintox'

Je suis présentement en cure de désintox du net.
Je vous jure.

La vie sans net à la maison est une vie d'ascèse. On est obligée de faire de la couture pour survivre à l'ennui profond qui survient une fois l'intégralité des fonctions de mère aimante et attentive désactivées*. Parce que si on avait le net, on pourrait s'endormir tranquillement sur son PC, au lieu de s'échiner à faire entrer le fil invisible —ou presque— dans un trou minuscule, tout ça pour contenir des hurlements hystériques devant l'attitude oh combien récalcitrante d'une vieille machine à coudre, toute pétrie d'indifférence blasée à attendre sa retraite dûment méritée.

Donc cette semaine, je n'ai rien cousu. Même pas un ch'ti doudou. Je me suis échinée à faire une saleté de pochette de portable, et j'ai abandonné au bout de 4 tentatives parce que je n'arrivais pas à reproduire le modèle précis que mon cher et tendre époux m'imposait. Eh ouais. "Gonflée", je l'ai envoyé s'acheter une housse golllla à 9 euros TTC. Il n'a pas hésité à l'exhiber narquoisement, sans oublier de se moquer en soulignant la perfection de cette infamie...

Cet échec m'a longuement obsédée et surtout, fatiguée, voire poussée dans mon canapé pour regarder Damages après le sport au lieu de me livrer à toute autre activité plus productrice.

* La trahison décrite dans cet article explique pourquoi je ne suis plus une épouse aimante et attentive. Là.

2 commentaires:

angel a dit…

J'essaie aussi la désintox du net.
Hélas, ça ne dure pas longtemps...
Pour ne rien arranger, on a acheté un nouvel ordi car celui-ci (vieux et lent) merde complet.
Par contre, plutôt mourir que d'utiliser une machine à coudre. ^^
Bon WE ;-)

Loïs de Murphy a dit…

Les machines à coudre, je ne m'en sers que pour surfiler mes toiles de lin avant de démarrer une broderie.