mercredi 23 décembre 2009

La première scène - Avec un peu de technique dedans

Je suis sur la première page des Siwès Chronicles depuis 2 jours.
J'avais oublié combien étaient pénibles certaines relectures.

Vous savez combien compte LA première scène.
Pour ce roman, on y découvre Siwès et Tadjal, pour leur premier contact.
[Lavandier bible: les protagonistes]

En plus de les définir, cette scène doit harponner le lecteur.

[Je ne fais pas partie de ces auteurs qui font confiance à leur style et à leur lecteur pour se trouver des atomes crochus. A mon sens, la première scène, ou le premier chapitre, définit un contrat moral qu'on passe avec le lecteur. C'est comme donner le "la" avant de chanter. Dans cette scène vous donnez les clés de votre récit. Enquête, aventure, autobiographie, fantastique ou pas, ces premières pages définissent en substance le style de lecture auquel le lecteur va être confronté.

C'est une caractérisation du récit, ni plus ni moins.

Dans Au Sortir de l'Ombre, je ne mens pas au lecteur. Je lui donne dès les premières pages l'aperçu de ce monstre qu'est le gothan : il le voit à l'oeuvre, c'est l'un des éléments moteurs de l'intrigue. Il ne sera pas déçu plus tard. :-)

Dans les Siwès Chronicles, le duo Siwès-Tadjal constitue le protagoniste principal, et ils vivent une merveilleuse aventure, pleine de péripéties. C'est par eux et leur rencontre qu'il convient de commencer. Leur vie est bouleversée par cette première scène.]


Ma première idée ne convient plus, mais il fallait bien partir de quelque part. Aujourd'hui, il vaut mieux reconstruire, d'autant que je souhaite insufler de la magie dans cette rencontre. Alors la raison et la magie fonctionneront-elles ensemble? J'y compte bien.

Je réécrirai cette scène dix fois s'il le faut, mais je la trouverai.


[Donc ce que vous lisez entre les lignes, c'est que je m'arrache les cheveux à la recherche d'une perfection toute subjective, et que contrairement à ce que je laisse entendre, je ne suis pas zen et détendue. Mais, bien sûr, j'adore ça !]

4 commentaires:

NB a dit…

(Avec un peu de chance, on doit me prêter le Lavandier pour Noël !)

Tu es sûre de réécrire cette scène maintenant ? Je veux dire... est-ce qu'après avoir terminé le livre tu la reprendras aussi ?

NB *en mode pénible, pardon*

Syven a dit…

Tout à fait sûre. Une base solide. J'ai écrit la première moitié du roman, les personnages sont bien définis et je dois rétablir la dynamique de ce duo. Dans le premier jet, Siwès occupe toute la scène, or, elle doit la partager avec Tadjal pour que la seconde partie fonctionne.

C'est merveilleux de savoir ce qu'on fait. :D

Amibe_R Nard a dit…

"Vous savez combien compte LA première scène."

Aïe ! Aïe !


"En plus de les définir, cette scène doit harponner le lecteur."

Aïe ! Aïe !
(Lavandier avait-il Mobby Dick en tête pour le harpon ?
j'en suis resté à l'hameçon.)


" Mais, bien sûr, j'adore ça !"

Pourquoi ça ne m'étonne pas. :-)))

Perso, c'est un jeu que je trouve génial : savoir ce que l'on fait.
(un jeu difficile à expliquer aux autres)

Même si l'intuition se révèle parfois/souvent bonne conseillère. ;-)
Mais je ne t'apprends rien.

Bon courage à toi pour cette scène clef.
A défaut d'être zen et détendue, je dirais bien : sois ton personnage, puis sois l'autre.
Puis celui/celle qui raconte l'histoire.
Trois points de vue où peut s'emballer la magie... dans ce que tu montreras au lecteur.

Ce qui devrait préserver ton patrimoine capillaire. :o))


Pour le Lavandier, je l'ai lu dans une grosse bibliothèque.

Bien Amicalement
L'Amibe_R Nard

NB a dit…

(me voilà rassurée)